Quelques principes de fonctionnement des dérives

Trouver la bonne dérive !

Deux leaders se taillent la part du lion du marché de la dérive.

Difficile d’avoir un VRAI avis objectif sur l’une ou l’autre des deux marques. Leurs défenseurs à ma droite et à ma gauche sont soit des personnes qui ont un intérêt économique à vanter l’une ou l’autre des dérives, soit c’est ils sont de mauvaise foi ou au mieux ils répondent à la logique de clan.

Pas de classement de l’une ou de l’autre des marques, une présentation aussi neutre que possible (pas dans les matériaux qui sont issus d’une présentation FCS ; il faut dire que la marque est plus précise dans ses explications à ce sujet, ce qui pour autant ne veut pas dire que ses matériaux sont meilleurs, qu’on soit bien clair).

On va donc faire dans un premier temps une présentation rapide des deux marques de dérives et ensuite attaquer l’approche technique.

Système FCS Fin

Sans doute le plus utilisé au monde.

Conçu à l’origine au début des années 90, le FCS ou Fin Control System a été un pionnier dans les systèmes de dérives extractibles. Sa création a été une véritable révolution dans l’industrie du surf qui a permis aux surfeurs de changer facilement leurs ailerons pour l’adapter aux conditions de la mer.
Le système FCS I A deux « plots » dans la partie inférieure. 

Les dérives sont montées sur la planche avec deux vis, une sur chaque « plot », ils sont donc amovibles. 
Le nouveau système FCS II n’a pas besoin de vis pour le fixer : on enclenche la déirve dans le plug ; il y a un mécanisme de type ressort qui vient bloquer la dérive dans le plug, on la ressort en forçant d’arrière vers l’avant.

Le plus gros inconvénient du FCS II est le risque de les perdre, il suffit d’écouter Gabriel Medina.
Même King Kelly utilise une vis pour fixer ses ailerons à la planche. 

On peut rajouter une vis ou rajouter les deux ; de toute manière le plug FCS II est compatible avec les dérives FCSI, ce qui peut élargir le choix de dérives dans la (très vaste) collection du fabricant.

Un autre avantage des ailerons FCS c’est qu’à environ une pression de 75 kg à 80 kg, ils se cassent, ce qui signifie qu’il y a moins de chance de casser le plug (c’est théorique).

Futures Fin System

Le système est très populaire aux États-Unis (c’est une marque américaine). 

Futures Fins est une référence dans le monde des dérives de surf. Les frères Longo, créateurs de la marque Futures Fins, ont acquis leur renommée dans la création et la fabrication de pièces aérospatiales. 

En 1996, ils ont décidé de combiner leurs connaissances techniques du monde aérospatial au monde du surf.

La fixation de la dérive Future se fait d’arrière en avant : on enclenche la partie arrière dans le plug (il y a une encoche), puis on vient abaisser la dérive jusqu’au fond sur l’avant du plug, enfin on visse la petite vis allen qui se trouve sur l’extrémité avant du plug. C’est très simple et très robuste.

Les deux marques offrent des Fin sets assez voisins qui sont adaptés aux implantations de dérives voulues par les shapers : Twin Fins, Fin 2 + 1, Tri Fin, Quad Fins, Five Fins, mais la collection FCS2 reste quand même de loin plus étendue que celle des Futures Fins (attention, c’est aussi un des arguments de la marque d’avoir des modèles « Top Riders » acquis a renfort de contrats publicitaires, restons lucides.

Bref, vous choisirez ce que vous voulez comme marque et on s’en fout.

Le propos, c’est que vous trouviez « chaussure à votre pied ». Le souci, c’est que lorsque on a fait un choix de plug, pas de retour en arrière, alors…

Les dérives de thrusters et quads sont classées par taille. Chaque catégorie de taille (indicative) correspond à une plage de poids optimale pour le surfer cette table quand on sait la lire, peut être utilisée comme guide lors du choix d’une dérive:

Le guide comparé des tailles de dérives combinées au poids des riders entre nos deux leaders:

Chez un des deux leaders du marché, FCS, les matériaux sont les suivants (ils ressemblent aux matériaux utilisés chez l’autre leader Future fins):

PERFORMANCE GLASS (PG)

Les caractéristiques du matériau des dérives Performance Glass ainsi que leur  mode de flexion sont identiques aux dérives traditionnelles en fibre de verre (dérives fixes) offrant une base rigide avec un « flex » de pointe de dérive réactif de manière progressive, l’âme de la dérive et son matériau stratifié lui confère une belle esthétique et une durabilité éprouvée. 

Performance core carbon (PCC) 

Construction avec fibre de carbone.

Elle offre un flex moins important et une rigidité plus importante au niveau de la base.

Performance core (PC) + AIRCORE

Dérives conçues avec un noyau en mousse de polyuréthane pressé qui imite le « foil » (la forme en lame de la dérive vue du dessus). Le principe de l’AirCore est de limiter la quantité de fibre de verre requise dans le processus de moulage, ce qui la rend beaucoup plus légère en permettant de concevoir le flex que le fabricant souhaite obtenir.

Performance core (PC)

Le matériau et la construction des dérives performance core sont censés offrir la sensation d’une dérive en fibre de verre traditionnelle avec les performances supplémentaires d’un poids réduit. Ce sont des dérives moulées (comme les air core) Un peu moins légères que les air core mais avec plus de flex naturel.

Neo carbon

Dérives moulées en utilisant du carbone à long brin + résine (dont le fabricant met en avant l’origine européenne censée être de plus haute qualité : le concurrent est américain). Ces ailerons sont super légers avec un flex ferme «à ressort». Les ailerons Neo Carbon sont censés aider les surfeurs à générer de la vitesse dans des conditions plus petites via «l’effet de fouet» qui propulse d’un virage à l’autre.

Neo glass

Construction légère en fibre de verre moulée offrant des performances standard professionnelles. La teneur élevée en fibre de verre rend ces ailerons rigides et réactifs, et les design des foils offrent une sensation constante dans une gamme de conditions différentes.

Glass flex (GF)

La construction Glass Flex a été formulée d’après le fabricant pour reproduire les propriétés de flexion et de mémoire de la fibre de verre élaborée manuellement. Ses avantages par rapport aux autres matériaux composites de dérives sont donc censés cumuler la rigidité, une dynamique de flexion dissociée entre le haut et le bas de la dérive (flex plus important à la  pointe, flex plus limité à la base) et une « mémoire » importante. 

Soft flex

Les dérives Soft Flex sont moulées à l’aide d’uréthane hautement flexible. Pour cette raison, ils sont sûrs, principalement utilisés avec des softboards, et sont idéaux pour les débutants ou pour ceux qui veulent un flex maximum.

Finalement, c’est quoi la bonne construction ?

La construction de la dérive sera plus ou moins adaptée à votre niveau de surf et vos objectifs en matière de performance :

Les surfers expérimentés et qui disposent de tous leurs moyens physiques, qui aiment pousser fort dans les virages en souhaitant avoir une dérive qui offre une réponse immédiate, préféreront des constructions de type Performance Glass (PG) ou Performance Core Carbon (PCC), très rigides.

Les surfers d’un niveau «intermédiaire +» vont plutôt retenir la construction Performance Core (PC) qui offre des performances assez homogènes dans une gamme assez large de conditions de surf, la construction est moins exigeante que le carbone pour ce qui est de la relance et dans les virages (moins raide, nécessite moins d’appuis puissants).

Les constructions NEO Glass et Neo Carbon seront des constructions indiquées pour les surfeurs « Novice + » et « Intermediate + » à la recherche d’une option plus abordable, mais qui ne veulent pas nécessairement sacrifier leurs performances en devenir.


Enfin, le matériau Glass Flex (GF) est parfaitement adapté aux surfeurs «  novices +  » à la recherche d’un matériau qui pardonne les erreurs et qui dispose d’une souplesse importante alors que le Soft Flex est idéal pour les enfants et les « débutants » car ils gagnent en confiance dans le petit surf avec des dérives qui ne contraignent pas leur virages. 

​Les notions essentielles et simplifiées sur lesquelles la conception de la dérive va s’articuler

Le « drive » d’une dérive:

Le drive (la « conduite »), fournit une accélération vers l’avant et aide à maintenir la vitesse dans les virages.
Il est influencé par la longueur de la base, le matériau et la surface totale.

Grande dérive + base plus longue = plus de drive; aileron plus petit + base plus courte = moins de drive.

Le Pivot:

Le pivot fait référence à la longueur de l’arc de rotation.

Il est influencé par l’angle d’inclinaison de la dérive par rapport au plan de la planche  (on dit aussi le rake), le foil (forme de la dérive vue de dessus) et la hauteur de la dérive.

Moins de rake = arc plus serré, plus de rake = arc plus long.

La propension à la libération (release):

On pourrait définir la libération comme la propriété de liaison des dérives avec la surface des vagues.
Le choix d’un niveau de release va influencer par exemple la taille de la dérive centrale, du rake et de la surface totale des dérives.

Avec un aileron central plus petit, on aura plus de « libération » à la fin de chaque manœuvre pour pouvoir passer à la suivante, avec des dérives de grande taille, on aura moins de libération, comme si on restait collé à sa manœuvre avant de pouvoir en placer une suivante.

Comprendre les caractéristiques d’une dérive

Toutes les dérives se conçoivent selon les caractéristiques suivantes; Base, profondeur, surface et angle (pente de la dérive ou ecore sweep ou rake).

Comprendre comment ces caractéristiques des ailerons peuvent modifier le comportement et la performance de votre planche de surf est une considération particulièrement importante lorsque on progresse ou que l’on veut progresser.

Nier l’importance des dérives c’est en substance considérer que le surf ne répond pas aux lois hydrodynamiques. 

Cela est bien sûr possible puis qu’il est aussi possible de penser que la terre est plate.

Les fabricants répertorient en principe chacune des caractéristiques ci-dessus dans leurs notices.

Cela permet, en s’appuyant sur les principes généraux évoqués ci-dessus de déterminer l’impact qu’une conception (matériau) et qu’un shape (base/depth/area/rake) de dérive pourrait avoir sur votre surf.

Comment mesure t’on tout cela ?

La Base (BASE)

La base est la longueur entre le bord d’attaque et le bord de fuite où la dérive est en contact avec la planche. 

La taille de la base est principalement liée au « drive » c’est-à-dire la capacité à contrôler la trajectoire. 

Les dérives avec une base plus longue offriront beaucoup plus de drive et d’accélération.

La Hauteur (DEPTH)

La hauteur (littéralement la profondeur),  c’est profondeur à laquelle l’aileron pénètre dans l’eau. La hauteur (profondeur) est directement liée à l’accroche (hold) de la planche sur la trajectoire et dans les virages. 

Plus la hauteur de la dérive est grande, plus l’accroche est importante, plus la hauteur est faible, plus une planche glissera et « décrochera » de sa trajectoire.

Mais plus la hauteur est importante, plus il faut « appuyer » pour tourner et inversement.

L’angle (SWEEP OU RAKE )

L’angle mesure dans à quel point la dérive est courbée vers l’arrière. 

Il a une influence directe sur le pivot de la planche (le rayon de braquage sur une voiture). 

Les dérives avec plus d’angle produisent un rayon de virage plus long, moins d’angle offre un arc de virage plus réduit. Les angles des dérives se situent entre 31° pour celles destinées à découper la vague et 40° pour les plus loose (c’est-à-dire offrant des virages plus fluides).

La Surface (AREA)

C’est la surface totale de la dérive qui combine les trois précédentes dimensions (base*depth*rake).

Finalement tous les critères évoqués ci-dessus se combinent pour donner une association qui pourra être optimale ou totalement inadaptée.

Par exemple : les guns ont des grandes dérives avec du rake modéré et des bases importantes car il faut tenir la trajectoire dans le gros surf, mais des fois, il faut aussi tourner…

Il vaut mieux par ailleurs avoir des dérives plus rigides pour ne pas perdre le contrôle.

Quand on surfe des petites vagues avec des sections plates, on va avoir besoin de vitesse et de relance.

C’est pour cela que les fish, qui sont par excellence des planches de petites vagues, se surfent avec deux dérives (ce qui augmente le pivot), avec beaucoup de rake (plus de 35°) et de surface (entre 12 000mm² et 16 000mm², ce qui accroît simultanément le drive et augmente l’accroche et enfin des matériaux plutôt souples (cherchez des dérives Keel en construction classique carbone : vous n’en trouverez pas chez FCS, vous trouverez (à essayer des combinaisons de carbone et de jute ou de carbone et de bambou chez Futures).

Exemple de mensurations de quatre sets de dérives différents:

Allez, on va compliquer (ou compléter) tout ça​

Un petit rappel sur les concepts évoqués plus haut.

Un élément majeur dans la dérive : la forme du « foil » (le « foil » c’est la forme en lame de la dérive vue du dessus.

Comment les foils influencent le comportement des dérives

Les foils ont une influence majeure sur le comportement et les performances globales d’une dérive. Les foils déterminent essentiellement la façon dont l’eau s’écoule à travers la surface de la dérive et affectent directement les propriétés telles que la vitesse, la tenue et l’accélération.

De la même manière que la planche laisse une « trainée » dans l’eau, le foil en fonction de sa forme produira des turbulences différentes, celles-ci ayant un impact sur la vitesse, la stabilité, mais aussi sur la capacité à faire pivoter la planche.

On présente ci-dessous les différentes formes de foil et les conséquences de ces formes sur la dynamique de la dérive.

Foil intérieur
  • Bord d’attaque arrondi, face intérieure concave.
  • Le foil intérieur augmente le débit d’eau efficace.
  • Ajoute du maintien tout en réduisant la traînée.
  • Aide les surfeurs à maintenir la vitesse dans les virages.
Foil plat
  • Le foil plat offre une combinaison uniforme « drive », de pivot et de maintien.
  • Permet des changements de direction rapides.
  • C’est la forme de foil préférée par les surfeurs de niveau avancé, planche plus « dure » à faire tourner
Foil 50/50
  • Foil symétrique utilisé sur les ailerons centraux et parfois sur les dérives arrière des quads.
  • Le foil symétrique produit un débit d’eau uniforme de chaque côté de la dérive et crée stabilité et contrôle.
Foil 80/20 ou 70/30

• Les foils asymétriques sont généralement utilisés pour les ailerons arrière des quads.

Ils permettent des virages rapides tout en offrant stabilité et contrôle (normal, on sait que le quad permet d’aller plus vite mais tourne moins la forme arrière des dérives combinée à la forme avant est donc censée gommer ce désavantage).

L’Inclinaison de la dérive (Fin Cant)


Le « Fin Cant » est le degré d’angle extérieur d’une dérive par rapport à la surface de votre planche de surf (voir le schéma intriductif). Si une dérive n’a aucun dévers, sa position est droite de haut en bas à angle droit par rapport à votre planche. 

Cela va être rapide en ligne droite, mais cela ne vous donnera pas autant de réactivité dans les virages. Si le dévers de votre aileron est plus grand, vous allez gagner un peu plus de cette réactivité à travers vos virages. Cela signifie que vous pouvez maintenir un peu plus d’entraînement lorsque votre planche est inclinée sur le rail; par contre, cela aura pour effet de plus freiner la planche.

Une dimension importante qui vient aussi influencer le choix du type de dérives : la position sur la planche (Stance)

La « Stance » «position) est l’endroit où vous vous tenez toujours lorsque vous positionnez vos pieds.(on part du principe dans cette explication, que les pieds ne « bougent » pas sur la planche. En effet, si on se déplace sur la planche, les équilibres changent à l’évidence).

Votre position lorsque vous surfez a un impact sur la sensation que vont vous procurer vos dérives. 

Si vous vous tenez plus sur l’avant de votre planche de surf (High stance), les ailerons seront les plus éloignés de votre corps et vont ainsi vous obliger exercer une pression sur eux en usant de la bascule avant arrière de votre poids. 

Par conséquent, vos ailerons de planche de surf devront être plus gros et plus rigides, ce qui vous permettra de tourner en arc serré et de libérer vos ailerons grâce aux manœuvres. 

Vous êtes plus dans ce cas plus soumis au comportement de vos ailerons et ce sera évidemment plus difficile de manier votre planche, par exemple si vous devez effectuer des changements de direction rapides.

À l’autre extrémité de la position sur la planche, c’est la position arrière où votre poids est directement sur les dérives et vous permettra de mettre plus de pression sur elles. 

Par conséquent, vos ailerons se devront être plus petits plus « loose » avec la capacité de pivoter et de faire glisser les dérives avec plus de facilité (NB : c’est pour cela que sur les knee boards, les dérives sont beaucoup plus avancées). 

Une position arrière permettra un meilleur contrôle sur les dérives, ce qui est une bonne chose, convenant en principe à toutes les modèles de dérives. 

Il suffit de noter qu’une position centrale ou arrière est généralement plus simple à manager pour les planches de surf et les dérives. Une position avant est normalement le signe de votre capacité à rechercher la stabilité au point le plus large de la planche (et de mieux contrôler la vitesse) ou tout simplement d’un automatisme venu au cours de l’apprentissage de la pratique.

Recommandation de dérive « High Stance »: Dérives avec un aileron central plus petit et moins d’aileron de rake. L’achat d’une dérive de plus petite taille est également une bonne option ou l’achat d’une dérive centrale d’une ou deux tailles plus petites doit en principe fonctionner très bien, en permettant d’utiliser plus de combinaisons.

Recommandation de dérive « Middle Stance »: la plupart des modèles d’aileron conviendront, mais un centre légèrement plus petit ou moins de rake peut être une bonne option si vous souhaitez plus de loose.

Recommandation de dérive « Low Stance »: Tous les modèles d’ailerons conviendront.

Tentez le coup et déplacez votre position vers l’avant ou vers l’arrière, vous verrez que cela a un impact énorme sur la façon dont votre planche va se comporter. 

Si vous pouvez déplacer votre position vers une position centrale ou arrière, cela peut vous conduire à tirer le meilleur parti de votre planche, mais n’oubliez pas : ces recommandant ions ne valent que pour des riders qui sont en mesure de surfer « normalement ». Vous, vous allez devoir adpater tout cela à vos contraintes mécaniques et à votre « stance spécifique ».

 

Pied avant / arrière « Front Foot / Back Foot Surfing »:

Le pied avant ou arrière est le pied qui domine le plus votre façon de surfer. 

En gros: quand vous surfez, est que vous poussez sur le pied arrière ou est que vous vous appuyez sur votre pied avant, ou est-ce que vous avez un pied neutre où vous allez alternativement utiliser avant et arrière sans favoriser aucun pied ?

Quand on pratique régulièrement, on peut mesurer cela en regardant votre planche de surf et où se trouvent le plus de « dings » de pression.

En fonction de cela, les différentes spécifications (base, depth…) de vos dérives seront influencées, tout cela valant pour des surfers qui surfent « normalement ».

Vous, vous allez devoir ajouter vos fameuses contraintes au raisonnement.

Finalement, tout dépend de vos expériences, de la volonté de comprendre de manière théorique comment tout cela va fonctionner et ensuite voir ce qui fonctionne le mieux pour votre style de surf. Essayez quelques combinaisons différentes, voyez comment votre planche se comporte différemment lors de chaque surf, et surtout … amusez-vous!

Par contre, n’oubliez pas, les conditions étant ce qu’elles sont et aucune session/vague ne ressemblant à la suivante/précédente, l’idéal c’est de faire vos « test drive » pendant les mêmes sessions, c’est-à-dire avoir la « forme » suffisante pour prendre trois ou 4 vagues, sortir, repasser la barre et tenter une autre combinaison de dérives dans des conditions aussi similaires que possible.

Franchement, si vous y arrivez, plutôt que de vous faire chier, vous, verrez, en fait vous vous amuserez et avec un peu de chance, sans parler de vous améliorer, vous ferez les choses différemment.

Le meilleur surfer n’est pas celui qui surfe le mieux, c’est celui qui s’amuse le plus.

@Laurent

Un avis modeste d’un rider (toujours) en devenir

Je suis amputé d’une jambe (la gauche), qui est ma jambe avant et j’ai une arthrodèse de hanche qui par obligation mécanique est ma jambe arrière.

Je surfe donc en « natural » (alors que je suis fondamentalement goofy).

Je ride en drop knee.

Cela signifie que j’ai mon poids qui est plutôt localisé sur l’arrière de la planche bien que je parviens en glissant mon pied prothétique à surfer en middle stance et high stance.

J’utilise des planches larges et plus je les raccourcis, plus je les élargis tout en restant sur des planches de surf et pas de knee board.

Pour des raisons de capacité à surfer tout et n’importe où, je fais le maximum pour utiliser des « stock boards » qui, même si elles sont trop volumineuses pour mon poids (je pèse 65kg), vont me permettre de régler mes contraintes mécaniques.

Mes planches ont donc des arrières larges, une épaisseur importante et assez peu de rocker.

J’utilise plutôt au regard de ce qui précède des dérives « large », alors qur, d’après les grilles des fabricants, je devrais utiliser des « small ».

Pour des questions de release, lorsque je surfe en tri fin, j’utilise des dérives plus petites au centre : une medium ou une small achetée en sus du set.

J’aime bien par exemple les reactor large, avec une centrale small.

Je retrouve cette propension à une bonne lébération avec les dérive Mark Richards et leur stabilizer. 

J’ai aussi des Power Keel avec stabilizer, un peu la même chose mais avec plus de surface et plus de rake.

Quand « c’est mou », je trouve ça super.

Mais sur mes deux dernières planches (une 6’5 et une 6’0) de plus de 12 pouces de large à l’arrière, je surfe avec des sets de quattro. Autant je ne sentais pas l’avantage du quattro sur mes anciennes planches plus étroites, autant sur celles-là (22’’5 de large), le quattro accélère vraiment bien.

Mon choix du moment : les FCS II SF4 PC Carbon Quad Set « Stretch » L ; de la bombe et un compromis vitesse manœuvrabilité très intéressant.

C’est avec ces dérives que j’arrive à placer quatre cut back sur la même vague, ce que je n’étais pas en mesure de faire avec des planches plus longues, plus lourdes, plus épaisses et avec la plupart du temps des trhusters.

Pour ce qui est de la compétition entre les marques, j’ai aussi des Futures sur une Astro Pop Pyzel que j’ai achetée à HI ; j’ai pris des dérives « P6 Legacy Series » Medium qui étaient les plus proches de mes « FCS Reactor Carbon PC ». Je voulais quelque chose qui tournait vite et en même temps adapté à un arrière un peu plus étroit que mes autres planches.

Ce sont de très bonnes dérives, en tout cas, j’ai réussi à faire ce que je voulais faire avec.

@Laurent

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